Huis clos en Toscane. (Diana LAMA)

Publié le par Les bonheurs de Sophie

Huis clos en Toscane

Vingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule Piera, l'organisatrice de ce week-end " entre filles ", manque à l'appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence. Très vite, trois autres disparaissent. Leurs amies se rassurent en pensant qu'elles ont filé à l'anglaise. Mais la tension ne cesse de monter, d'autant que le week-end prend fin et que le minibus censé venir chercher les hôtes de la Villa Camerelle se fait attendre. C'est alors qu'Amanda, la plus angoissée de la bande, fait une macabre découverte. Y aurait-il une meurtrière parmi elles ?

J'ai découvert ce livre grâce à Laure dont la critique m'a donné envie de m'y plonger.
L'histoire se passe dans une mystérieuse maison, théâtre de plusieurs meurtres horribles dans un passé lointain. Elle est située au coeur de la Toscane, et des amies d'enfance qui ne se sont pas vues depuis bien longtemps ont été invitées à s'y retrouver pour se couper du monde le temps d'un week-end.
Or, lorsqu'elles arrivent, Piera, qui les a invitées n'est pas là et ne viendra pas...
Ces six amies connaissent la maison pour y avoir passé quelques jours  il y a plus de vingt ans. Ce séjour a été marqué par un évènement qu'elles ont délibérément rayé de leur mémoire. Oui mais voilà, tout le monde n'a pas oublié et quelqu'un a décidé de se venger en les éliminant une par une.

Le thème d'un meurtrier parmi un groupe n'est certes pas nouveau mais l'auteur parvient à nous captiver en nous cachant jusqu'au bout l'identité du tueur, bien difficile à trouver. Les personnages, exclusivement féminins ne sont pas spécialement sympathiques et ça change un peu. On ne s'y attache pas et ce n'est pas grave. Ces femmes sont assez superficielles et égocentriques. Pourtant, derrière leur apparence et leur façade, se cache souvent une vie ratée. Le fait de se revoir après plusieurs années est prétexte à s'observer, se décortiquer, s'analyser, s'envier et c'est assez intéressant.
Les rancoeurs et jalousies remontent à la surface et  les personnalités s'affirment.
Ce jeu de massacre entre copines est plaisant à lire et la fin est excellente. Le déroulement de l'histoire est régulièrement entrecoupé d'interventions du meurtrier qui dévoilent peu à peu le pourquoi de la vengeance et relancent l'intrigue. Ce livre est comparé aux Dix petits nègres d'Agatha Christie (d'ailleurs évoqués à un moment de l'histoire), je n'ai pas trouvé la ressemblance frappante et c'est tant mieux.

Publié dans La vache qui lit

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Canel 14/07/2011 22:27


Ah si par contre, dès le départ (p. 15, qd on apprend qu'elles seront coupées du monde pdt 2 jours) j'ai pensé à '10 pts nègres' et la référence ne m'a plus quittée. Mais sans que cela nuise à la
lecture, car l'auteur annonce clairement la couleur en s'y référant, ça ne fait donc pas du tout plagiat, je trouve ! :-)


Aurore 30/12/2009 14:31


Kikou Sophie,
Je constate que tu es une grande fan de lecture d'ailleurs. Donc maintenant, je sais où je peux trouver des idées en cas de panne d'inspiration ;-)
Très joli blog.
Bizz et à bientôt


Mic 29/12/2009 16:18


Je ne connaissais pas Diana Lama, mais ce que tu en dis, me donne envie de la lire. Il faut que je garde ce nom dans le coin de ma tête, pour plus tard. Sophie tu as lâché les chevaux côté lecture,
en tout cas cela me donne des idées ... A bientôt MIC.


Les bonheurs de Sophie 29/12/2009 17:37



Je profite des vacances pour lire un maximum MIC et en plus il pleut alors...



Mystix 29/12/2009 00:12


Ca me donne envie !!


Laure 28/12/2009 20:42


Je suis contente que ce livre t'ai plu ... c'est vrai pendant les vacances tu dévores littérallement moi c'est le contraire je suis comme Isa je suis au ralentie.