La servante insoumise. (Jane HARRIS)

Publié le par Les bonheurs de Sophie

La servante insoumise

Ecosse, 1863. Fuyant une mère indigne et un passé sordide, la toute jeune Bessy Buckley trouve dans un manoir aussi isolé que délabré, une place de servante auprès de la ravissante Lady Arabella Reid, jeune femme hypersensible - obsédée par la mort de Nora, son ancienne employée - et excentrique : elle demande à Bessy de noter dans un carnet ses pensées les plus intimes. Tandis que ces deux êtres esseulés vont nouer une relation tendre et complexe, Bessy découvre les sombres secrets d'Arabella, qui perd peu à peu la tête. Dès lors les rôles s'inversent. La jeune fille devient la mère qui veille sur sa maîtresse comme sur une enfant fragile. Décrivant tour à tour les bas-fonds des grandes villes et les mœurs étriquées ou débauchées des notables écossais, dans un style alerte et avec une gouaille inimitable, cette Zazie au grand cœur nous livre un petit chef-d'œuvre d'humour et de suspense. A l'instar de son héroïne, Jane Harris est née en Irlande, a grandi à Glasgow en Écosse et a poursuivi ses études à l'université d'East Anglia. Elle est l'auteure de courts-métrages et de nouvelles abondamment publiées. Son premier roman, La Servante insoumise, a été accueilli par une critique anglo-saxonne enthousiaste.

Ce qui m'a attirée dans ce livre, c'est d'abord sa magnifique couverture, qui me fait rêver et imaginer toutes sortes d'histoires. (mon côté romanesque sans doute !). Ensuite, le titre mystérieux et enfin le coté très anglo-saxon.
Nous suivons donc les aventures de Bessy, très jeune fille au langage fleuri, qui n'a pas été épargnée par la vie ni par sa mère. Elle entre par hasard au service d'Arabella, jeune femme fragile et mal aimée qui ne se remet pas de la mort de sa précédente servante. Et c'est leur vie à toutes les deux qui va en être bouleversée. La société de l'époque en prend pour son grade et les personnages de Bessy et Arabella sont très attachants. Bessy se révèle très mûre et forte pour son âge car elle a beaucoup souffert et ne se complaît jamais là-dedans. L'admiration et l'amour qu'elle voue à sa maîtresse sont sans bornes, peut-être parce qu'Arabella est la première personne qui la fasse exister rééllement.
J'ai passé un excellent moment à la lecture de ce roman, j'ai trouvé cette histoire triste et prenante. Merci ma chère Isa, de m'en avoir fait profiter !

Publié dans La vache qui lit

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Hécate 13/12/2010 12:07


Une chronique qui est attirante ,et ,j'aime assez ces ambiances anglaises du 19ème siècle .
Bonjour d'Hécate


Isa 29/11/2009 19:21


je suis ravie de ton avis !


Les lutines 29/11/2009 19:19


c'est vrai que la couverture est très jolie... je note le titre... j'irai voir s'il est à la biblio