Le chant des âmes. (Frédérick RAPILLY)

Publié le par Les bonheurs de Sophie

Le chant des âmes

Quand des touristes découvrent le corps crucifié d'une jeune femme au coeur de la forêt de Brocéliande, les médias se déchaînent et l'affaire fait vite la Une de l'actualité. Alors que la police s'oriente vers un rituel satanique, Marc Torkan, ex-grand reporter, est chargé d'une contre-enquête par son ancien rédacteur en chef. Accompagné d'une photographe inexpérimentée, il comprend rapidement que la police fait fausse route: la veille du meurtre, la victime semble s'être rendue à une rave-party. L'enquête prend un tournant inattendu lorsqu'en Thaïlande, un deuxième cadavre est retrouvé en marge d'un évènement similaire. Pour le journaliste et sa coéquipière, la chasse au scoop se transforme en chasse à l'homme. Seuls, ils se lancent sur la piste d'un tueur en série, qui choisit ses proies dans le tumulte et la fièvre des nuits électro.

Un thriller qui se passe dans le milieu de la musique techno/électro, original non ? L'enquête nous plonge dans l'univers très spécifique des DJ et des rave partys, et découvrir leurs codes et fonctionnements est très instructif.

C'est Marc, un ex grand reporter et Katie, une photographe, qui mènent l'enquête et nous font voyager aux quatre coins de la planète. L'un est brisé par la vie et s'interdit d'aimer, l'autre est une fonceuse et va prendre les choses en main. N'oublions pas Jillian, DJ en vogue et élément déclencheur. La course poursuite du tekno killer par ces deux journalistes commence à Brocéliande pour se poursuivre entre autres en Thaïlande, en Ukraine, en Pologne ou encore à Bali. Le style est impeccable, l'intrigue est prenante et on ne s'ennuie pas une seconde. La musique techno est omniprésente et certaines pratiques underground font froid dans le dos si elles sont réelles. La motivation du serial Killer est effrayante mais malheureusement crédible.

La fin est frustrante (dans le bons sens du terme) et appelle une suite qui est d'ailleurs en préparation. "C'est une fin qui donne faim" selon l'expression très juste de Frédérick Rapilly. 

A noter que l'auteur a choisi de nous faire partager la play list des morceaux écoutés durant l'écriture du livre, de très bons morceaux qui collent parfaitement à ce très bon moment de lecture au titre magnifique.

Vivement la suite !

Publié dans La vache qui lit

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