La main froide. (Serge BRUSSOLO)
Pour pirater la surveillance électronique de la banque où travaille son mari Adam Smart, Dorana a besoin de deux choses: Sa voix et sa main. Cela peut s'arranger, surtout lorque à la clé, il y a quelques millions de dollars... Mais elle doit, ainsi que ses complices, affronter le compagnon favori d'Adam Smart: Dust, le chien policier recueilli par le banquier. Une bête d'une intelligence redoutable, dressée à flairer et à tuer, réformée pour agressivité pathologique, "une saloperie vivante" avaient averti les flics...
Parce qu'elle s'ennuie à mourir, mariée à un homme brutal et indifférent, Dorana imagine le casse du siècle. Problème, la chambre forte qui abrite le magot, ne s'ouvrira qu'avec la voix mais surtout la main de son doux mari. Autre problème de taille, Adam a pour ange gardien un énorme chien, intelligent et dressé pour tuer. Dorana engage trois hommes, complémentaires dans leur savoir faire, n'ayant plus grand chose à perdre mais tout à gagner, et qui vont devoir apprendre à composer les uns avec les autres. Tous les trois sont déterminés à réussir et à exister aux yeux de la belle instigatrice.
Quelle histoire, que de suspens et de rebondissements ! Comme toujours Brussolo nous embarque dans une intrigue dont lui seul à le secret et La main froide est un véritable page turner. Les personnages tous paumés, se dépatouillent pour s'en sortir et atteindre leur but, car ils ont beau être experts dans leur domaine, au final rien ne se passe comme prévu, et le chacun pour soi reprend le dessus. Et il y a Dust, chien presque humain, dangereux et terrifiant, personnage phare de ce roman. J'aime beaucoup les chiens mais je dois avouer que celui-ci (tout comme Cujo à son époque) m'a fichu une sacrée trouille. La main froide tient toutes ses promesses, jusqu'à la fin surprenante et juste parfaite.
Mon admiration pour Serge Brussolo n'est plus à démontrer mais il parvient toujours et encore à me surprendre, La main froide est pour moi un de ses meilleurs livres à ce jour.