Meurtres en copropriété. (Deborah CROMBIE)
Quoi de plus paisible que le Yorkshire en automne ? C'est ce que s'imagine le superintendant Duncan Kincaid, ' fraîchement promu et déjà surchargé de travail.
Et donc, quand son neveu lui propose de profiter d'une semaine dans une résidence en copropriété, il accepte ; pensant se reposer et lire quelques bons livres. Alors qu'il vient de faire la connaissance de ceux que le hasard a réunis dans la maison pour quelques jours, Duncan découvre le corps de Sebastian, le sous-directeur de l'établissement, flottant dans la piscine du manoir. Penny MacKenzie, une vieille demoiselle écossaise, a vu quelque chose qui a peut-être un rapport avec la mort de Sebastian. Mais elle souffre de la maladie d'Alzheimer et, prudente, hésite à faire part de ses soupçons. On la retrouve sur le court de tennis, le crâne défoncé. Puis c'est Hannah Alcock, une scientifique, qui est victime d'une tentative de meurtre. Quelqu'un l'a poussée dans l'escalier. L'enquête de la police locale piétine : le superintendant prend alors la direction des opérations et appelle à la rescousse sa jeune collaboratrice, Gemma James. Il s'agit là du premier roman de Deborah Crombie et la première affaire de Duncan Kincaid et Gemma James. L'intrigue, particulièrement astucieuse, évoque Agatha Christie, mais on perçoit déjà la touche personnelle, unique, de l'auteur, la finesse de ses analyses psychologiques, qui feront son succès.
Ce livre est la première enquête mettant en scène le superintendant Ducan Kincaid et son sergent Gemma James. J'en ai lus quelques-uns il y a longtemps et comme je ne me souviens plus lesquels et dans quel ordre, j'ai décidé de recommencer la série à zéro, puisque les personnages évoluent dans leur vie privée.
Tous les ingrédients d'une intrigue à la Agatha Christie sont réunis: l'ambiance british, une grande maison; des meurtres pas trop sanglants et une multitude de coupables potentiels. Tous ont quelque chose à cacher, des secrets inavouables ou des rancoeurs enfouies.
Rien de très original, on est même dans l'ultra classique avec une fin longue à arriver mais bouclée en deux pages, pourtant ça se lit avec plaisir. C'est Duncan Kincaid qui mène l'enquête, séjournant sur le lieu des crimes, Gemma James quant à elle, enquête à distance et n'est pas très présente dans ce premier volet.
Une lecture plaisante si on n'a pas envie de trop réfléchir.
