Ténébreuses. (Karin ALVTEGEN)
Gerda Persson a été la domestique de la famille Ragnerfeldt dont Axel, le père, est prix Nobel de littérature. A la mort de la vieille dame, les services sociaux investissent son appartement en quête de la parentèle. Et découvre les livres du grand auteur, dédicacés à sa gouvernante et rageusement déchirés. Quel horrible secret révèle cette haine cachée pendant tant d'années ?
Tout d'abord, ce livre est plus un roman noir qu'un livre policier. Pas de sang ou de cadavres à toutes le spages mais un suspense psychologique intense qui monte en puissance au fil des pages.
Karin ALVTEGEN est un écrivain suédois mais la Suède est peu présente dans l'intrigue, on ne trouve pas ou peu de descriptions de paysages ou de la vie en Suède.
L'intrigue alterne le passé et le présent et les différents personnages qui n'ont pas a priori pas de lien se retrouvent peu à peu par la force des choses.
On avance en devinant partiellement les élements qui nous amènent petit à petit à une fin qui fait froid dans le dos. J'ai particulièrement aimé la psychologie des personnages qui se révèlent prêts à tout pour protéger ce qui leur appartient. Vénalité, mépris, perversité et machiavélisme au programme! On frôle le sordirde et l'auteur fait le choix de suggérer certains faits que nous pouvons interpréter à notre guise.
C'est très bien écrit et j'ai passé un excellent moment à le lecture de cette histoire amère.
J'avais déjà lu et beaucoup aimé Trahie, et je vais me dépêcher de me procurer les autres livres de Karin ALVTEGEN;
