Les heures lointaines. (Kate MORTON)

Publié le par Les bonheurs de Sophie

Les heures lointaines

Lorsqu'elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu'elle avait gardé secret jusqu'alors. En septembre 1939, comme beaucoup d'autres enfants, Meredith avait été évacuée de Londres et mise à l'abri à la campagne. Recueillie par des aristocrates du Kent dans le château de Milderhust, elle était devenue l'amie de l'excentrique et talentueuse Juniper, la cadette de la famille.
Pourquoi Meredith a t-elle dissimulé son passé à sa propre fille ? Et pourquoi n'est-elle pas restée en contact avec Juniper, devenue folle après avoir été abandonnée par son fiancé ? Afin de reconstituer le puzzle de son histoire familiale, Edie se rend au château de Miderhust dont les vieilles pierres cachent plus d'un secret.

 

Passionnée de littérature et vouant un véritable culte à un livre en particulier : L'homme de boue, Edie Burchill saute sur l'occasion de visiter le château de Milderhust. Ce château est l'endroit où a vécu toute sa vie Robert Blythe, l'auteur de son roman favori. C'est aussi un endroit que la mère d'Edie a bien connu pour y avoir vécu lors de son évacuation durant la seconde guerre mondiale. Elle y a été recueillie par les filles de Blythe: Percy et Saffy les jumelles et Juniper bien plus jeune, dont elle est devenue l'amie. Ces soeurs sont aujourd'hui agées et vivent toujours au château. Edie va vite découvrir que sa mère lui cache bien des choses et va tenter de percer le mystère qu'abrite Milderhust.

Tout comme dans Les brumes de Riverton et Le jardin des secrets, Kate Morton choisit de faire des allers retours passé présent pour nous raconter l'histoire de la famille Blythe et du château de Milderhust, personnage central de ce roman. Ses murs abritent bien des non dits et sont chargés de drames en tout genres. Les soeurs Blythe sont très différentes et ont toutes trois une personnalité complexe. Percy règne en maître sur le château, Saffy est soumise à sa jumelle et Juniper est malade, des absences lui font en effet oublier des pans entiers de sa vie. Toutes trois ont choisi de passer leur vie à Milderhust (qui se révèle être plus une prison qu'autre chose) et ont juré de veiller les unes sur les autres quoi qu'il advienne. Edie va peiner pour parvenir à communiquer avec ces femmes peu causantes mais sa persévérance va l'amener peu à peu à délier les langues et faire le jour sur la véritable histoire de L'homme de boue.

J'ai retrouvé le plaisir éprouvé à la lecture des deux romans précédents de cet auteur. Bien que le schema soit identique, elle parvient une fois encore à nous embarquer dans cette histoire et ce sur plus de 600 pages. Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, que j'ai trouvé parfois caricaturaux et certains passages auraient pu être plus concis et nous épargner ainsi quelques longueurs. Les révélations sont faites au compte-gouttes et j'ai nettement préféré les passages se déroulant dans le passé. Malgré ces légers bémols, j'ai beaucoup aimé cette histoire mystérieuse qui m'a fait penser à des romans comme Jane Eyre ou Le treizième conte et qui ravira je suis sûre ceux qui ont apprécié les romans précédents de Kate Morton.

Publié dans La vache qui lit

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Mic 11/06/2011 10:31


Tu vois je viens de m'apercevoir d'une erreur, j'ai pris Kate Morton pour une anglaise alors qu'elle est australienne je croixs! lapsus révélateur! MIC.


Mic 11/06/2011 10:27


Bonjour Sophie,

Ah! cette Kate Morton je l'adore! Alors, que bizarrement je n'ai lu pour l'instant qu'un seul de ses livres, le premier : "Les brumes de Riverton"... Mais je vais me régaler bientôt avec son
second, j'en suis sûr! ...
J'aime beaucoup les couv' françaises, elle a le don d'écrire les histoires que j'attends, bien que je n'aime pas l'Angleterre (personne n'est parfait!), en revanche, j'adore le thé anglais, les
petites pâtisseries qui vont avec, et surtout les polars anglais, mais pas que : je reconnais que les auteurs anglais sont très forts pour écrire des sagas enlevés, et marquantes, façon "Rebecca"
de Daphné Du Maurier. IIs ont l'art et la manière de nous passionner, atmosphère oblige!
Enfin, si je puis me permettre Sophie, je te conseille vivement de lire le billet en date du 6 juin chez "Action-Supspense" de Claude Le Nocher et intitulé : "Le polar de 1950 à 1980 : les romans
de gare", passionnant à lire. A bientôt ma Sophie, amitiés MIC.
PS; Je reviens de Londres, et c'est fou la popularité que peut bénéficier Fred Vargas là-bas, c'est une véritable star! Les Anglais l'adorent, tout ses bouquins sont traduits, et le dernier en date
est présent en tête de gondole de toutes les librairies anglaises. J'ai posé la question à mes amis, à savoir pourquoi ce tel engouement pour la romancière française, mais malheureusement je n'ai
pas eu de réponses qui me satisfassent pour le moment. En tout cas, les Anglais (hommes et femmes confondus) lisent beaucoup plus de livres que nous, les librairies sont pleines à craquer! La
célébrité tient à peu de choses finalement! Amitiés, MIC.


Canel 09/06/2011 15:05


Je suis une des rares lectrices à ne pas avoir aimé "Le treizième conte", donc, je zapperai aussi cette auteur ! ;-)


Manu 08/06/2011 17:39


Ah un nouveau roman de Kate Morton ? Je n'ai lu que Les brumes de Riverton mais j'ai adoré !


Les bonheurs de Sophie 08/06/2011 17:56



Alors tu devrais aussi aimer celui-ci Manu.



Isa 08/06/2011 16:25


Pas encore lu mais je l'aime déjà :)


Les bonheurs de Sophie 08/06/2011 17:57



Ne jamais vendre la peau d'un livre avant de l'avoir dévoré