Le vestiaire de la reine morte. (Serge BRUSSOLO)
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en Bretagne, dans une ambiance de légendes celtiques et de superstitions, une adolescente solitaire découvre qu'un culte ancestral est à l'origine de nombreux assassinats perpétrés dans le voisinage. Marion passe chaque été ses vacances à Bregannog, un village coupé du monde, où une partie de la population vit encore dans la stricte observance des croyances implantées par les druides. Un village étrange, qui, jadis, n'était peuplé que de brigands, de pillards et de naufrageurs. Cette complicité dans le crime lie les autochtones à la manière d'un serment de chevalerie : qui n'a jamais versé le sang n'a pas sa place à Bregannog ! Marion, trop curieuse et désoeuvrée, va mettre au jour des secrets qui la dépassent, jettent le doute sur sa propre famille, et ne tarderont pas à faire d'elle la cible de toutes les haines. Le jeu d'enfant tourne au cauchemar.
Brussolo nous emmène cette fois au coeur du folklore celtique, ses druides, ses mary-morganes, ses croyances et légendes. Tout ceci transposé dans les années 50. Marion, jeune fille de douze ans va découvrir que sa mère et sa grand-mère lui ont menti toute sa vie et que derrière les apparences se cachent des secrets inavouables et incroyables. Sa rationnalité et sa naïveté vont être mises à rude épreuve. Elle va devoir se démener pour échapper à une mystérieuse société secrète qui l'a choisie pour rentrer dans leurs rangs.
J'aime beaucoup Serge BRUSSOLO que l'on compare à Stephen KING. Pourtant, comme pour ce dernier, j'ai été moins emballée par ses derniers livres. Le vestiaire de la reine morte n'échappe pas à la règle. Le thème est original, c'est bourré d'imagination et le style est toujours aussi agréable. Cependant, l'histoire peine à démarrer, la fin est quant à elle assez tirée par les cheveux et je n'ai absolument pas frissonné. Une lecture sympathique mais bien loin du grand Brussolo que j'aime tant.
