Les Sanguinaires, tome 2: le souffle de la bête. (Sean MCFARREL)
Curieuse troupe que ces troubadours, jongleurs, faiseurs de tours qui, la nuit venue, deviennent voleurs ou assassins. Ils errent au long des routes, chantant, dansant, volant, pillant. Hélas, à force de mener la sarabande aux frontières du crime, il arrive qu'on se heurte à plus redoutable que soi. Or nos baladins commettent l'erreur de planter leurs tréteaux dans une cité en proie à la superstition, et qui vit dans la terreur d'un loup-garou éventreur de bergères. Mais qui est-il réellement, ce criminel monté des abîmes ? La série propose une vision réaliste du Moyen-Age, à mille lieues de la chanson de geste. Meurtres, trahisons, pillages, complots : Thibault et sa troupe parcourent les chemins de France, croisent l'aventure, et la Mort qu'il convient d'inviter au bal sans jamais l'enlacer. Gare au faux-pas !
Encore mieux que le premier ! On retrouve Thibault et ses acolytes sur la piste de cette bête qui massacre tout sur son passage et qui terrorise la région. Les fausses pistes sont nombreuses, on pense toujours l'avoir démasquée et on se trompe pour chercher de plus belle. Comme dans le Masque de la bête, l'atmosphère et les moeurs du Moyen-Age sont si bien décrites qu'on s'y croirait. Il y a dans ce 2ème tome, beaucoup plus d'action car le précédent installait les personnages et l'intrigue. J'ai particulièrement aimé la fin diabolique. Ca y est je suis accro à cette série et je ne tarderai pas à lire la suite des aventures de Thibault et sa fine équipe.
