Les instruments de la nuit. (Thomas H.COOK)
À douze ans, Paul Graves a vécu une expérience douloureuse. Après la disparition de ses parents dans un accident, il est resté seul avec Gwen, sa soeur aînée. Un soir, il l'a retrouvée pendue. Il a vu le meurtrier, mais, resté prostré dans son silence, il n'a pas permis au shérif de l'arrêter. Devenu un écrivain connu, il est contacté par une femme qui lui demande d'imaginer une solution à un autre crime vieux de cinquante ans : une adolescente a été étranglée dans la forêt. Aidé par Eleanor, une autre invitée de la résidence où il a été accueilli, Graves examine les comptes-rendus de l'enquête menée par la police, les documents familiaux, les témoignages fournis par quelques survivants, et élabore plusieurs solutions. Mais son passé le rattrape et son propre traumatisme refait surface.
On est ici dans le roman noir plus que dans le thriller ou le polar. Paul Graves, écrivain qui s'inspire de sa propre histoire pour écrire ses livres, accepte la proposition d'une vieille dame qui lui demande de lever le voile sur le meurtre de sa meilleure amie. Problème, ce meurtre a eu lieu cinquante ans plus tôt, ce qui signifie que les indices sont minces et les acteurs du drame sont maintenant disparus ou ont quelque peu changé.
Pas de grande originalité dans l'intrigue qui est relativement classique dans sa construction, les suspects ne manquent pas et les révélations défilent au fur et à mesure de la lecture. L'intérêt de ce roman tient à deux choses: le personnage de Paul Graves, hanté par son passé, torturé et pas toujours très lucide, et le pourquoi du meurtre, révélé tout à la fin et dont on ne soupçonne ni les tenants ni les aboutissants.
Thomas H.COOK sait créer une vraie tension dramatique et la noirceur est omniprésente.
J'avais déjà beaucoup aimé Les feuilles mortes, et celui-ci est tout aussi bien.
Isa a adoré...
